Page les missions de l'associationLa santé du chien

Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.


L'HYPER ATTACHEMENT



Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.

Définition
De nos jours, le chien est le plus souvent considéré comme un être sensible, méritant l'amour et le respect. Mais on ne peut ignorer les problèmes posés par son intégration en tant que membre à part entière dans la famille.
En effet, l'anthropomorphisme (créer un lien avec ce mot dans Wikipedia) les projections affectives des maîtres sont la source de malentendus et débouchent invariablement sur des troubles du comportement avec, trop souvent, des conséquences dramatiques pour le chien.
Un des troubles les plus courants actuellement est l'hyper-attachement, entraînant l'anxiété de séparation (le chien ne supportant pas de rester seul) et l'hyper-protection (réactions d'agressivité dues à la jalousie).

La cause
Chez les canidés sauvages et domestiques, on constate que l'autonomie de chaque individu passe par un processus de détachement de la mère. Après une période de contact quasi-permanent avec ses petits, elle les écarte, progressivement, puis les repousse au moment du sevrage.
Malheureusement, les personnes qui adoptent un chiot ont souvent tendance, à l'inverse, de le couver, le cajoler très longtemps, et ceci d'autant plus qu'il est jeune, avant que les premières étapes du détachement aient lieu (l'âge minimum est de 7 semaines). Le mauvais pli est souvent pris la première nuit où le chiot finit dans la chambre, ou même pire, dans le lit du nouveau maître.
Les autres facteurs pré disposants à l’hyper-attachement sont la maladie (pendant laquelle le chiot est particulièrement cajolé), le manque d'appétit (qui stimule le maître à donner à manger à la main), la cohabitation avec une personne seule. Le chiot est alors maintenu dans un état de dépendance vis à vis du maître qui le materne. Il peut ainsi développer une fixation quasi obsessionnelle qui ne disparaîtra pas à la puberté. Commencent alors les problèmes…
L'hyper attachement peut aussi se développer chez le chien adulte en fonction de facteurs émotionnels importants. Il n'est pas rare que les problèmes posés par ce trouble conduisent à l'abandon du chien, qui aura tendance à rechercher le même type de relation dans son nouveau foyer, si l'on n'y prend garde.

Les conséquences
La recherche quasi constante de la présence du maître
Le premier symptôme de l’hyper-attachement est la recherche quasi constante de la présence du maître, que le chien suit partout. On observe alors des mimiques et des vocalises ayant pour but de monopoliser l'attention du maître : le chien le regarde, gémit, monte sur ses genoux, lui soulève le coude avec la tête. Il va même jusqu’à mordiller ses maîtres. Les ennuis sérieux commencent lorsque le chien, seul à la maison, se livre à un saccage systématique, hurle à la mort des heures durant, ou bien encore, fait ses besoins partout.

Généralement, les maîtres sont persuadés que le chien cherche à se venger de leur absence et que son seul but est de les ennuyer. En fait, il n'en est rien car ces troubles sont l’unique manifestation de l'anxiété intense de l'animal en l'absence de son maître. Cette angoisse peut même se traduire par des automutilations, le chien grignotant ses poils ou se mettant la peau à vif. Le retour du maître est salué avec une fête disproportionnée par rapport à la durée de l'absence. En cas de dégâts ou de souillures, le maître tente de faire comprendre au chien qu'il a mal fait et manifeste sa désapprobation en le grondant, parfois en le frappant, mais le cerveau du chien ne lui permet pas de faire la relation de cause à effet dans le temps. Ces punitions sont complètement inefficaces et conduisent à des réactions de crainte du retour du maître. Il est évident que l'anxiété de la séparation et la punition à contre temps ne fait que renforcer l'insécurité de l'animal et souvent, tout ceci débouche sur des réactions de défense par l'agressivité, le chien restant tapis sous un meuble, en grognant, voire, mordant.

L’hyper-protection
La seconde conséquence de l'hyper-attachement est l'hyper-protection, souvent qualifiée de jalousie. Dans ce cas précis, la personne sur laquelle le chien a développé la fixation affective, devient sa propriété exclusive. Il saute, grogne, mord si une autre personne s'approche trop près de son maître. La personne objet de l'hyper-attachement est le plus souvent épargnée, mais pas toujours. Le chien peut être amené à l'agresser si elle tente de remettre en cause certaines de ses prérogatives. Avec certaines races de tempérament dominant, ce comportement peut prendre de telles proportions que l'on a affaire à un chien féroce, inapprochable, qui finira par être euthanasié à cause du danger qu'il représente pour toute la famille.

Le traitement
Une thérapie comportementale sera systématiquement associée à un traitement à base de médicaments psychotropes, devant faciliter le détachement.
Casser les rituels de départ et de retour :
• Durant les 20 minutes qui précèdent le départ, il ne faudra plus s'occuper de son animal. Au retour, tant qu'il fait la fête, on l'ignore : en revanche, dès qu'il se calme, le maître pourra l'appeler et le caresser.
• Si des dégâts sont commis, il faudra les ignorer et nettoyer hors de la vue du chien.

La thérapie de détachement :
Elle consiste à modifier la relation entre le maître et son chien. C'est au maître de prendre l'initiative du jeu et des caresses.

La prévention
Le propriétaire doit effectuer le détachement de son chien vers l'âge de 4 à 5 mois. Il faudra attribuer au chien un lieu de couchage. Pour les jeux et les caresses, c'est au maître de décider, et non au chien.
{/tab}

LA DYSPLASIE


Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.

La définition
C'est une anomalie de développement de la hanche qui mène éventuellement à la dégénérescence de celle-ci.
La hanche normale se présente comme une boule et une cavité ressemblant à une attache de caravane. Lors de la dysplasie de la hanche, l'articulation est souvent peu profonde et la tête fémorale est petite et déformée.

Les causes
La dysplasie de la hanche est une maladie complexe dont les causes ne sont pas totalement éclaircies, bien que différents facteurs de risque aient été identifiés.

Le caractère héréditaire :
On estime actuellement à 50 % les facteurs d'hérédité pouvant s'exprimer par l'apparition d'une dysplasie. Il semble néanmoins que les facteurs d'environnement influencent fortement son aggravation.
Croissance et gain de poids rapide et précoce :
Les chiens à croissance rapide sont beaucoup plus sensibles à cette pathologie que les autres (berger allemand, labrador, terre neuve, etc.).

L’alimentation :
Elle joue un rôle prépondérant, soit par un excès de minéraux, de vitamines, soit par un excès de calories, entraînant une surcharge pondérale et une sollicitation plus importante de l'articulation, d'où sa déformation.

L’activité :
En permettant au chien une activité sportive trop importante pendant sa période de croissance, la sollicitation articulaire et osseuse exagérée peut favoriser une dysplasie coxale fémorale.
La musculature :
A l'inverse, une forte musculature du bassin peut compenser les faiblesses ligamentaires et masquer une dysplasie.
En citant ces diverses causes prédisposantes, nous comprenons que l'excès peut nuire autant que l'insuffisance et qu'un régime soigneusement équilibré associé à une activité bien menée sera primordiale
Les Prédispositions raciales :
De tous ces facteurs découle une sensibilité plus ou moins forte selon la race. Les races lourdes à croissance rapide payeront le plus lourd tribut à cette affection (labrador, terre neuve, saint bernard, bull mastiff, etc.). Les races légères et musclées seront moins atteintes (lévrier, berger belge, pointer, etc.).

Les symptômes
Moins de trois mois :
Il est très rare de voir des symptômes, mais le chiot fortement atteint peut paraître maladroit à cause de l'instabilité de la hanche.
- De trois à six mois :
Cette instabilité s'aggrave et la démarche du chiot devient de plus en plus chaloupée, les premières douleurs surviennent, elles peuvent déjà être mises en évidence par l'hyperextension forcée.
De six mois à un an :
Les douleurs occasionnent des boiteries unilatérales ou bilatérales en fonction de l'atteinte. Le chien montre un début d'ankylose et une réticence à l'effort, souvent le train arrière est maigre et le bassin anguleux.
- De un an à six, sept ans :
Les symptômes peuvent s'estomper, voire même disparaître; le chien, toujours en fonction du degré de dysplasie, peut mener une vie tout à fait normale s'il n'y a pas d'excès d'activité.
- Au dessus de sept ans :
Les signes d'arthrose sont apparus et le chien peut se remettre à boiter, surtout après un effort. Il peut, si les lésions sont importantes, boiter en continu dans les dernières années de sa vie. Il restera néanmoins toujours capable de se lever, l'arthrose n'a jamais paralysé un chien !

Le diagnostic
Le seul critère objectif de la dysplasie coxale fémorale est la radiographie du bassin. Pour être interprétable, cette radiographie doit être pratiquée selon un processus bien défini : ce protocole nécessite l'anesthésie du chien, un positionnement bien particulier et une image radiologique parfaite. Sur une radio, on évalue la coaptation de la tête du fémur dans l'acétabulum (c'est à dire la façon dont elle s'emboîte dans la cavité).
Stade A : aucun signe de dysplasie.
Stade B : Stade intermédiaire : mauvaise coaptation tête fémorale / acétabulum; angle Norbert Olson > 105°.
Stade C : Dysplasie légère : mauvaise coaptation avec angle Norbert Olson > 100°.
Stade D : Dysplasie moyenne : mauvaise coaptation avec signe d'arthrose.
Stade E : Dysplasie grave : luxation ou subluxation de la tête fémorale avec arthrose.

L'interprétation de la radiographie permet de classer l'état de dysplasie du bassin du chien en divers stades, mais elle ne permet pas de pouvoir juger du handicap de celui-ci. Il n'y a pas de corrélation entre les symptômes et l'image radiologique.
Diagramme bassin normal
1. La tête du fémur est grande, ronde et s'adapte parfaitement dans la cavité.
2. Le col du fémur est bien dessiné et ses contours sont lisses.
3. Les rebords de la cavité sont lisses.
4. L'acétabulum (cavité) est profond et couvre plus de 50 % de la tête du fémur.
5. L'espace articulaire entre la boule et la cavité est égal dans toute sa longueur, car elles s'imbriquent étroitement l'une dans l'autre.

Bassin légèrement dysplasique
1. La tête du fémur est relativement petite et aplatie : elle ne correspond pas à la cavité.
2. Le col du fémur n'est pas clairement discernable de la tête.
3. Les rebords de la cavité deviennent légèrement irréguliers (signe précoce de l'arthrose).
4. L'acétabulum (cavité) est peu profond et couvre moins de 50 % de la tête du fémur.
5. L'espace articulaire entre la boule et la cavité est large et inégal à cause de la mauvaise imbrication des deux éléments (instabilité et sub-luxation).

Diagramme bassin arthrosique
1. La tête et le col du fémur sont très déformés et il est très difficile de distinguer l'un de l'autre. Les bords sont rugueux à cause de la déformation d'ostéopytes.
2. Les rebords de l'acétabulum sont devenus irréguliers et apparaissent plus blancs sur une radiographie à cause de la formation d'os nouveau autour de l'articulation (ostéophytes).
3. L'espace articulaire est devenu extrêmement irrégulier, car la tête du fémur et l'acétabulum ont perdu du cartilage. Une perte complète de cartilage s'accompagne de douleur.
Le traitement
Traitement médical
Il consiste surtout à soulager les douleurs du chien à l'aide d'anti-inflammatoires et de freiner l'évolution de l'arthrose par des chondroprotecteurs. Ces traitements permettent aux chiens atteints par cette pathologie de vivre dans les meilleures conditions de confort.
Traitement chirurgical
Certaines chirurgies ont un rôle préventif sur l'évolution d'une dysplasie de jeune chien déjà installée, mais le caractère traumatisant de ces interventions freine leur généralisation.

La prévention
La prévention consiste à écarter de la reproduction tous les reproducteurs présentant à un an, sur une radio de contrôle du bassin, des signes de dysplasie de stade D, E et parfois de stade C. La prévention consiste également à éviter que le caractère de dysplasie ne puisse s'exprimer dans les races prédisposées.
Chez le chiot, on veillera à limiter une croissance trop rapide par une alimentation bien fractionnée et l'on respectera bien entendu les apports de calcium et de phosphore. Les aliments pour chiots de grandes races intègrent tous ces éléments.
On veillera également au développement harmonieux de la musculature par des exercices modérés et réguliers, et surtout l'on évitera la surcharge pondérale toujours très néfaste dans cette maladie.
La dysplasie de la hanche reste chez le chien une pathologie très répandue, malgré une éradication commencée il y a plus de quinze ans dans certaines races comme le Berger Allemand. Un diagnostic précoce (six à neuf mois) permet néanmoins d'atténuer l'impact de la maladie et de conserver un chien en bonne forme toute sa vie.
L OBESITE
Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.

Le diagnostic
Bien souvent, les maîtres ne constatent pas de problème d'excès de poids chez leur chien. Ils considèrent au contraire une légère opulence comme un signe de bonne santé et d'un apport de nourriture équilibré.
Où commence l'obésité chez un chien?
Elle est difficile à apprécier, en raison des variations morphologiques raciales qui interdisent de définir une formule poids/taille idéale.
On soupçonne le début de l'embonpoint chez un chien en tâtant l'épaisseur du tissu adipeux qui couvre la cage thoracique: s'il est mince ou normal, on sent les côtes sous les doigts. Si le tissu adipeux est supérieur à 0,5 cm, on palpe les côtes plus difficilement : signe d'obésité.
Il faut bien sûr prendre en compte plusieurs facteurs pour confirmer la présence ou non d'un excès pondéral :
• facteur racial,
• âge,
• castration,
• d'éventuels traitements.

La méthode la plus efficace pour apprécier l'obésité reste naturellement la balance : faire un graphique d'évolution du poids du chien donne une idée objective sur la question.
Votre vétérinaire peut, au cours d'une consultation, vous mettre en garde sur la prise de poids du chien en contrôlant régulièrement celui-ci.

Les origines
On parle généralement d'obésité débutante pour un excès de poids de 15 % et d'obésité confirmée pour un excès de poids de 25 %. Elle est surtout causée par un apport excessif de calories par rapport aux besoins de l'organisme.
• Trop d'aliments et peu d'exercice en sont toujours la cause.
• Toutefois, certains déséquilibres endocriniens peuvent entraîner l'obésité chez un animal recevant une ration normale : l'hypothyroïdie, le syndrome de Cushing.
• La castration du mâle ou l'ovariectomie de la femelle peuvent également entraîner une prise de poids importante.
• Les traitements prolongés de certains médicaments, comme les corticoïdes, jouent également un rôle important
dans cette pathologie.
• Les chiens nourris de repas préparés à la maison, de restes, de friandises et de petits "casse-croûte" ont une plus
grande tendance à l'obésité que ceux qui ne reçoivent que des aliments du commerce.

Les conséquences
L'excès de poids réduit l'espérance de vie et le confort du chien.
Les conséquences sur le squelette
• Un nombre important de pathologies articulaires est provoqué par l'excès de poids
(arthrite, rupture du ligament croisé, luxation de la rotule).
• Certaines pathologies existantes sont aggravées : arthrose du coude, luxation de la rotule, dysplasie de la hanche, hernie discale.
Conséquences sur le métabolisme
• On constate une augmentation de la fréquence des diabètes sucrés chez les chiens obèses.
• La régulation thermique devient moins efficace.
• Le chien devient plus sensible aux infections et en particulier aux infections cutanées.
• Il supporte moins bien les anesthésies.
• Le cœur doit forcer davantage pour faire circuler le sang dans un réseau capillaire plus dense et ce, avec un muscle cardiaque fragilisé, infiltré de graisse. Le chien présente rapidement une intolérance à l'effort.

Le traitement
Le traitement de l'obésité reste un défi pour le vétérinaire. L'objectif idéal reste la prévention plutôt que son traitement. Le traitement proprement-dit passe par un régime alimentaire.
On distingue deux types d'alerte :
• L'obésité pathologique, la plus rare, nécessite en plus du régime un traitement adapté à la maladie.
• L'obésité banale par suralimentation, sur laquelle il faut éviter toute thérapeutique médicale, en particulier les anorexigènes ou les hormones thyroïdiennes.
Le régime alimentaire reste le seul traitement efficace : pour le mettre en place, il faut en général l'aide de votre vétérinaire pour déterminer le poids idéal de votre chien dans sa race (Ex : labrador mâle adulte, environ 35 kg).
• Il faut calculer les besoins du chien pour ce poids idéal (pour notre exemple, 1700 kcal).
• Apporter 60 % de cette valeur par jour au chien (soit 1000 kcal).
• Sachant que les aliments secs apportent en moyenne 3200 kcal par kg, la ration du chien en régime peut être déduite
(300 à 350 g de croquettes par jour).
• Le chien doit être pesé chaque semaine : son poids optimal ne sera atteint qu'en deux ou trois mois.
• Lorsque le poids optimal est atteint, la ration sera rééquilibrée avec une valeur énergétique de 10 % au-dessus
de la valeur de régime (350 à 400 g de croquettes par jour dans notre cas).
• Ce type de régime strict mais efficace est parfois difficile à supporter par le maître, car le chien devient voleur,
nerveux, irritable.
Il existe sur le marché de l'aliment des croquettes dites de régime qui, par leur grande richesse en fibres, donnent un état de satiété normal au chien et lui permettent de supporter plus facilement le régime.

La prévention
Pour éviter d'arriver à un régime trop drastique, il faut prévenir l'apparition de l'obésité par des méthodes simples et efficaces.
• Ne pas laisser grossir le chien pendant sa période de croissance : ceci est très important.
• Donner un ou deux repas par jour à heure fixe.
• Retirer la gamelle du chien au bout de cinq minutes s'il n'a pas terminé son repas.
• Ne pas dépasser les besoins énergétiques correspondant au poids optimal du chien.
• Donner de l'activité au chien, de une à trois heures de marche par jour.
• Peser très régulièrement le chien et établir une courbe de poids.
• Supprimer tout apport d'aliment en dehors des repas.
Ne pas laisser grossir anormalement son chien représente une preuve d'affection envers lui dans le but de le maintenir le plus longtemps possible en bonne forme physique.
{/tab}

L'ODORAT


Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.

Le nez
La truffe
Elle est couverte d'une peau épaisse généralement noire, parfois marron, présentant parfois des zones de dépigmentations. L'humidité de la truffe participe à la finesse de l'odorat.
le squelette du nez
L'os ethmoïde est tapissé d'une fine peau (muqueuse) qui porte des cils chargés de nettoyer l'air. La muqueuse olfactive est constituée d'un épithélium comprenant trois types de cellules:
• Les cellules olfactives
• Les cellules interstitielles
• Les cellules basales.

la muqueuse nasale
L'air qui passe dans le cornet supérieur, et donc dans l'os ethmoïde, est débarrassé de ses particules solides par les cils de la muqueuse.
Les molécules odorantes arrivent jusqu'à la lame criblée où elles sont récupérées par les cellules olfactives : les informations sont transmises au cerveau où elles sont mémorisées et analysées.

Les cellules olfactives
Elles sont appelées cellules réceptrices : leur nombre est évalué à 5 millions chez l'homme et 35 fois plus chez le chien. Ce sont des véritables neurones sensoriels.
Une extrémité traverse la membrane basale et se transforme en axone pour entrer en contact avec le neurone suivant. L'autre extrémité émerge de l'épithélium sous forme de cils, lesquels baignent dans un mucus (sécrétion visqueuse produite par les glandes de la muqueuse), utile à la fois pour dissoudre et concentrer les molécules odorantes.
Chaque neurone comprend environ 1000 cils qui portent des récepteurs protéiques captant les molécules odoriférantes.
La cellule olfactive est le seul neurone en contact direct avec l'environnement extérieur. Cette particularité est sans doute due à l'apparition très ancienne de l'odorat dans l'évolution.
Les cellules interstitielles et basales
Ces cellules, dites de soutien, assurent la cohésion de la muqueuse et enrobent le corps des neurones en ne laissant passer que l'extrémité sensorielle. Ce tissu renferme des glandes de Bowman qui secrètent le mucus de surface dans lequel baignent les cils olfactifs.
La surface de la muqueuse varie en fonction de celle de l'os ethmoïde (grande différence entre les brachycéphales et les longilignes).
Par exemple, on estime à :
• 150cm2 à 200 cm2 la surface chez un berger allemand ou un labrador (150 à 200 millions de cellules olfactives)
• 100 millions de cellules chez le fox terrier ou le bulldog
• 4 cm2 et 5 millions de cellules olfactives chez l'homme

Les chiens ont une muqueuse olfactive plus étendue et des récepteurs olfactifs plus nombreux que l'homme.
De plus, la sensibilité unitaire de chacun de ces récepteurs semble meilleure chez les canidés que chez les humains.
L'aire cérébrale consacrée au traitement des informations olfactives est également plus étendue chez le chien que chez l'homme.
Le mucus serait également secrété en plus grande quantité chez les chiens.

Les centres nerveux de l'olfaction
Le bulbe olfactif est une structure nerveuse double qui reçoit les millions d'axones sensoriels en provenance des récepteurs à travers la plaque criblée. Il constitue le premier relais du message sensoriel.
Les axones quittent le bulbe en formant le tractus olfactif et se dirigent vers le cortex.
l'encéphale, notamment à l'hypothalamus, lequel régule de nombreux comportements instinctifs comme la recherche de nourriture ou la reproduction.

La physiologie
L’analyse des odeurs
Comme la gustation, l'olfaction est un sens chimique, mais l'analyse des odeurs est un processus bien plus complexe que celui des saveurs. Si une saveur se classe selon quatre primaires: l'amer, le sucré, l'acide ou le salé, la gamme de l'odorat semble beaucoup plus étendue (de 4 à 44 primaires selon les chercheurs).
Il semble aujourd'hui admis que le stimulus est composé de molécules à l'état gazeux amenées par le mouvement inspiratoire. Les deux modalités de stimulation sont la voie nasale et la voie rétronasale (depuis la cavité buccale à travers le pharynx).
La molécule odoriférante doit entrer en contact direct avec la muqueuse. En outre, pour être active, elle doit présenter une composition chimique qui la rende capable d'entrer en interaction avec les cellules nerveuses réceptrices de la muqueuse olfactive.

La perception olfactive
Le seuil de sensibilité olfactive est défini comme la plus petite concentration d'une substance volatile nécessaire pour donner naissance à une sensation d'odeur.
On peut observer expérimentalement que le seuil de réponse aux odeurs est extraordinairement bas. Pour les corps chimiques les plus actifs (les plus odorants), ce seuil peut atteindre chez le chien une dilution de un million de milliardième (10 puissance -15) : l'odorat du chien est 1 million de fois plus sensible que celui de l'homme.
Chaque récepteur stimulé par une molécule active envoie une information dans les bulbes olfactifs; cette information est distribuée et interprétée dans différentes zones du cerveau, entraînant parfois une réaction active du chien, consciente ou inconsciente.
La latence d'une sensation est d'environ 0,5 seconde.
De nombreux facteurs physiologiques (état de vigilance, infections) ou physiques (température, humidité) peuvent modifier l'acuité olfactive.
Certains arguments permettent de supposer qu'il existe différentes catégories de récepteurs, ce que semble démontrer, en pathologie, l'apparition d'anosmie spécifique (incapacité à percevoir certaines odeurs). Ces "cécités olfactives" sont très souvent génétiques et les spécialistes en ont répertoriées un peu plus d'une soixantaine différentes. Elles pourraient s'expliquer par l'absence d'un type particulier de récepteurs olfactifs.

Odeur et société
Même s'il est avéré que l'odorat a perdu de son importance chez l'homme, il conditionne encore de façon consciente ou inconsciente un grand nombre de comportement sociaux. Dès la naissance, alors que la vision et l'ouïe ne sont pas développées, le chien est capable de sentir sa mère et de la retrouver à l'odeur.
En vieillissant, il perdra progressivement la vue et l'ouïe, mais conservera jusqu'au bout son odorat.

{/tab}

LA PUCE


Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.

La description
La puce est un petit insecte parasite dont on parle souvent mais que l'on voit rarement. Et pour cause, elle ne mesure que 0,5 à 1,5 mm, et vit à l'abri de la lumière, au plus profond de la fourrure.
Sa première description date de 1450 ans avant J.C. et depuis, elle n'a cessé de s'adapter à notre environnement et notre habitat.
Le cycle

Ces larves sont détricoles, ce qui signifie qu'elles se nourrissent d'excréments de puces adultes et de débris de matières fécales animales. C'est ainsi qu'elles ingèrent des œufs de tænia, présents parfois dans les selles de l'animal.
Au bout de quelques semaines, ces larves s'entourent d'un cocon avant de se transformer en chrysalide.
Dans son cocon, la larve est protégée de toutes les agressions extérieures : chaleur, dessication . Elle peut ainsi survivre plusieurs mois sans se nourrir. Dès que la chrysalide aperçoit la présence d'un hôte (animal ou humain) par les vibrations qu'il provoque sur le sol, elle sort de son cocon et saute sur cet hôte pour prendre un repas de sang.
extérieur,
• Son lieu d'habitation.
Les mesures de prévention contre les puces devront donc porter sur ces deux sources.

L’habitat
La puce adulte a nécessairement besoin de sang pour se développer. Ainsi, son habitat préférentiel sera l'animal, bien qu'elle puisse vivre dans le milieu extérieur un certain temps.
Cette forme adulte ne représente que 1 % de la population totale des puces, c'est à dire œufs, larves, cocons, adultes, ce qui commence à nous faire comprendre qu'en ne traitant que l'animal, on ne traite que 1 % du problème.
Les formes immatures vivent dans l'environnement de l'animal et n'attendent que sa présence pour se transformer en forme adulte.
La puce est un insecte fort peu sympathique. Contrairement à ce que l'on croit trop souvent, sa piqûre est loin d'être inoffensive. Hormis le fait que l'animal infesté se gratte furieusement, les puces peuvent avec leurs repas de sang successifs, affaiblir l'animal.
La salive injectée au moment de la piqûre est très souvent à l'origine de réactions allergiques irritantes provoquant des démangeaisons importantes.
Ce parasite peut également être porteur d'œufs de ténia, vers plats qui se développent dans l'intestin.

La détection
Le grattage et la perte de poils sur la partie supérieure du dos sont des indices très importants pour le diagnostic de la présence de puces. On recherche méticuleusement les excréments de puces (petites particules noires) dans cette zone. Si le chien est parasité, on en trouve fréquemment.
Sur un animal très parasité, avec un peu d'expérience, il est facile de repérer les puces, soit dans la zone basse de la queue, soit entre les cuisses, là où le poil est plus clairsemé.

Le traitement
Comment prévenir la contamination par le milieu extérieur ?
Les promenades, les siestes dans le jardin, les parties de jeux avec les autres animaux, sont autant de possibilités de contamination. Quelques règles pour obtenir une protection efficace :
Traitez vos animaux dès le début de la bonne saison. Pour certains animaux vivant en permanence dans les pièces chauffées, il est parfois nécessaire de traiter tout au long de l'année.
Traitez tous les animaux de la famille. En effet, le chat est souvent une source d'infestation pour les autres animaux lorsqu'il n'est pas traité.
Respectez les conseils d'utilisation des produits par votre vétérinaire. Il connaît vos besoins et les caractéristiques de chaque produit, il vous conseillera la solution la plus adaptée pour résoudre vos problèmes.
Pour le traitement de votre animal, les laboratoires ont mis au point des gammes de produits insecticides adaptés à tous les cas. Ces produits sont présentés sous forme de poudre, spray, flacon pressurisé, pipette à application locale, collier et traitement systémique par voie orale.
Comment prévenir la contamination par le milieu intérieur ?
Il est nécessaire de traiter la maison et tous les lieux habitables fréquentés par l'animal. Quelques règles pour le traitement de la maison :
• Nettoyez votre maison avant d'appliquer le produit.
• Choisissez un produit actif aussi bien sur les larves que sur les adultes.
• Choisissez un produit rémanent, c'est à dire actif pendant plusieurs mois.
• Traitez toutes les pièces de la maison.
• N'oubliez pas de traiter les endroits également fréquentés par votre animal : voiture, niche, abri de jardin ...
Choisissez les présentations qui correspondent à vos besoins. En effet, les produits insecticides d'environnement existent sous différentes présentations. Chacune d'entre elles est destinée à un usage particulier. Il existe :
• Des diffuseurs aérosol qui se vident complètement en une seule fois quand on active la valve.
Cette présentation permet de traiter rapidement de grandes surfaces.
• Des solutions pressurisées, aérosol traditionnel à vidange non automatique, destiné à traiter de petites surfaces.
• Des pulvérisateurs manuels; la propulsion du produit se fait par une petite pompe manuelle sans gaz propulseur.
L'élimination des puces est donc un problème complexe, que l'on ne résout qu'en utilisant 2 à 3 produits judicieusement choisis, souvent avec le conseil de votre vétérinaire
{/tab}

LE VACCIN


Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.

La protocole
Le chien, comme les humains, est susceptible de contracter des maladies contagieuses, parfois mortelles. Certaines de ces maladies peuvent être prévenues par des vaccins. Nous allons citer les principales en décrivant les symptômes.
Protocole de vaccination classique :
C = vaccin de la maladie de Carré.
H = vaccin de l'hépatite contagieuse.
P = vaccin de la parvovirose.
L = vaccin de la leptospirose.
R = vaccin de la rage.
Tc = vaccin de la toux du chenil.

La Maladie de Carré
Fréquente en période hivernale, la maladie de Carré est une maladie virale très contagieuse entre chiens, mortelle à 50 % sur des chiens de moins de 6 mois. L'incubation classique est de 5 à 8 jours après la contamination.
Les 7 symptômes sont :
• Fièvre de 39,5 à 40,5 °C. ;
• Toux avec signes de trachéo-bronchite purulente ;
• Écoulements du nez purulents;
• Conjonctivite grave avec parfois opacité de la cornée;
• Symptômes de gastro-entérite (vomissements, diarrhées) ;
• Lésions cutanées avec prurit (petites pustules sur le ventre) ;
• Signes neurologiques (tremblements, épilepsie, myoclonie).
Pour diagnostiquer une maladie de Carré, la présence de 5 symptômes sur les 7 est suffisante. Il est possible également de diagnostiquer la maladie par la mise en évidence d'inclusions particulières dans les cellules prélevées par écouvillonnage de la 3ème paupière, des amygdales ou encore vaginale.
La vaccination est le meilleur moyen de protéger efficacement le chien contre cette terrible maladie.
Le vaccin se fait à partir de la 7ème semaine en deux injections à un mois d'intervalle. Les rappels ont lieu tous les ans puis tous les deux ans.

L’Hépatite
Les symptômes de l'hépatite contagieuse se confondent souvent avec ceux de la maladie de Carré. Ils apparaissent plus tôt : perte d'appétit, diarrhées, vomissement, convulsions, déshydratation, opacité de la cornée qui devient bleue.
Chez de très jeunes chiens, la mortalité peut être de 90 %.
Seule la vaccination, généralement associée au vaccin contre la maladie de Carré, assure une prévention efficace.
Le vaccin se fait à partir de 7 semaines en deux injections à un mois d'intervalle. Les rappels ont lieu tous les ans puis tous les deux ans.

La Parvovirose
La parvovirose, également appelée gastro-entérite hémorragique, est connue en Europe depuis 1979. C'est une maladie virale très contagieuse provoquée par un virus très résistant dans le milieu extérieur (plusieurs semaines à l'abri de la lumière).
La contamination se fait par voie orale, par contact direct avec un chien malade ou par l'intermédiaire d'objets souillés par ses selles. L'incubation est courte (4 à 5 jours). La sécrétion du virus dans les selles dure 15 jours, parfois plus.
Les symptômes sont ceux de la gastro-entérite aiguë : vomissements, diarrhées hémorragiques, déshydratation, douleurs abdominales. La mortalité peut aller de 100 % dans les portées mal protégées par les anticorps maternels, jusqu'à 20 à 30 % chez des adultes non protégés par le vaccin.
La primo vaccination des chiots peut être effectuée en trois injections à 5, 7, et 10 semaines.
Mais, malgré toutes ces précautions, l'éradication de la parvovirose dans les chenils reste une entreprise extrêmement difficile. Si vous venez d'acquérir un chiot, ne le sortez pas avant qu'il ne soit correctement vacciné.
Dans ce cas, le vaccin se fait à partir de 7 semaines en deux injections à un mois d'intervalle.

La Leptospirose
La leptospirose est une maladie très contagieuse des chiens, mais aussi du renard et de l'homme. Le rat peut être porteur sain. Cette maladie résulte de la multiplication dans le sang de spirochètes du genre Leptospira.
Les diarrhées hémorragiques, les vomissements violents, la déshydratation, l'augmentation de température, l'apparition d'un ictère flamboyant sur les muqueuses sont les premiers symptômes. La mort peut survenir dans 30 % des cas, même traités.
Le chien se contamine au contact de l'urine de rongeurs (rats, mulots, souris...) ou en buvant de l'eau croupie. Les chiens de chasse sont particulièrement exposés à cette maladie. La transmission se fait par des plaies ou les muqueuses buccales, digestives, vaginales... La sécrétion du leptospira commence 7 jours après la contamination; elle peut durer des années dans les urines. La période d'incubation est de 4 à 12 jours.
Évitez dans la mesure du possible qu'un chien ne boive de l'eau croupie car il risque de contracter la leptospirose. La vaccination est la meilleure prévention.
Elle se fait à partir de 2 mois en deux injections à un mois d'intervalle. Les rappels ont lieu tous les 6 mois ou tous les ans en fonction du risque encouru (chiens de chasse).

La Rage
La rage est toujours considérée comme une maladie très grave. Lorsque les symptômes se sont déclarés, aucun traitement ne permet de les arrêter et la mort est irrémédiable. Toutes les espèces à sang chaud sont plus ou moins sensibles et peuvent déclencher et transmettre la maladie.
Cette transmission se fait exclusivement par morsure et par contamination d'une plaie. L'incubation de la maladie peut être longue (de 15 jours à plusieurs années).
Les symptômes sont des troubles nerveux et comportementaux : l'animal cherche à mordre tout ce qui l'approche.
La mort survient inexorablement dans les 8 à 15 jours après le début des symptômes.
C'est une maladie où seule la prévention peut être efficace et en particulier la vaccination.
Celle-ci s'effectue à partir de 3 mois en une ou deux injections. La fréquence des rappels varie d'un pays à l'autre (en France les rappels ont lieu tous les ans, en Belgique tous les 3 ans).
Une fois la vaccination achevée, un certificat de vaccination est remis au propriétaire. Sur celui-ci figure le nom de l'animal, son sexe, sa race, sa robe, son numéro de tatouage, le nom et l'adresse du propriétaire, la vignette du vaccin utilisé, la date de vaccination, la limite de validité du certificat, la signature et le cachet du vétérinaire.

La toux du chenil
On appelle " toux du chenil " un complexe hétérogène d'infections virales primaires et d'infections bactériennes secondaires des voies respiratoires supérieures. Ces infections ne se limitent pas qu'aux chiens de chenil car la contagiosité est importante.
Les sources constantes de contagion sont les chenils. La voie de contagion est uniquement respiratoire. La poussière, les zones humides avec des gouttelettes d'eau infestées favorisent la contagion.
L'incubation de cette maladie est courte : de 4 à 8 jours. Son taux de contagiosité est pratiquement de 100 % sur les individus non protégés. La mortalité est rare, mais la toux du chenil peut faire le lit à d'autres virus mortels.
Les symptômes sont ceux d'une laryngo-bronchite : toux bruyante et puissante.
La prophylaxie passe par la vaccination et, surtout, le contrôle de la ventilation des chenils incriminés.
Le vaccin "toux du chenil" peut s'associer avec les vaccins classiques; il nécessite deux injections à un mois d'intervalle, puis un rappel par an.
{/tab}

L'INTOXICATION


Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.

Introduction
Tout est toxique, rien n'est toxique, tout dépend de la dose.
Malgré ce concept plein de bon sens, certaines molécules sont toxiques à des doses très faibles, et ce sont celles-là qui nous intéressent. Il faut prendre en compte deux critères importants, d'une part la sensibilité de l'espèce canine pour certaines substances chimiques, et d'autre part, le véhicule transportant ces toxiques, qui favorise parfois l'ingestion par le chien en les rendant appétants. Nous distinguerons trois grandes origines dans l'intoxication du chien :
• Par les plantes
• Par les aliments
• Par les produits d'utilisation courante dans notre environnement.

Les plantes
Certains chiens, et surtout les chiots, ont parfois tendance à ingérer n'importe quoi, et parfois des plantes pas toujours anodines pour leur santé.
Nous pouvons dresser une liste non exhaustive des plantes toxiques en les classant en trois groupes:
• Plantes indigestes
• Plantes dangereuses
• Plantes mortelles.

Cette classification étant toute relative en fonction de la quantité ingérée.
Plantes digestives
Ce sont les plantes qui peuvent déclencher des troubles digestifs : vomissements, diarrhée.
- Plantes dangereuses
Ce sont les plantes qui peuvent provoquer des troubles nerveux, respiratoires, cardiaques.
Plantes mortelles
Ces plantes sont capables de provoquer la mort par arrêt cardiaque, néphrite aigue, troubles nerveux, etc...

Les chiens qui mangent n'importe quoi sont particulièrement concernés par ces intoxications en automne et au printemps quand le temps est humide. Elles peuvent provoquer :
• Des troubles nerveux
• Une salivation
• Des troubles cardiaques
• Des convulsions

En cas d'ingestion d'une plante toxique, il convient de faire vomir le chien le plus rapidement possible (sirop d'Ipéca) ce qui limitera l'impact du toxique. Si vous n'y parvenez pas, il faut contacter très vite un vétérinaire qui procèdera à un lavage gastrique et traitera les symptômes s'ils sont déjà apparus.
Les symptômes de l'intoxication surviennent 30 minutes à 3 heures après l'ingestion. Souvent, le propriétaire ignore l'origine de l'intoxication et le vétérinaire instaure un traitement visant à soutenir les fonctions cardiaques, respiratoires, hépatiques, rénales, et à éliminer le plus rapidement possible les toxines.
Lorsque l'on possède des plantes d'appartement, il est toujours préférable d'en connaitre le type et la toxicité afin de gagner du temps dans les traitements en cas d'ingestion accidentelle.
Chez le chien, l'intoxication par les champignons est presque similaire à l'homme. Il convient alors de prendre les mêmes précautions.

Les aliments
Nous distinguerons les aliments contenant certaines substances chimiques toxiques pour le chien, et les aliments dangereux en tant que vecteur de maladie .
le chocolat
La théobromine contenue dans le chocolat est un alcaloïde très nocif pour les chiens. Il se retrouve plus particulièrement dans le chocolat noir.
Une quantité de 100 gr de chocolat noir est susceptible de tuer un chien de 10 kg. Les races brachycéphales (celles qui se caractérisent par un museau écrasé) sont particulièrement sensibles à cet alcaloïde.
La théobromine est absorbée lentement chez le chien. La substance s'accumule dans l'organisme et une petite quantité ingérée paraîtra sans importance, mais elle viendra se cumuler aux doses déjà ingérées les jours précédents. Pour cela, il est beaucoup plus prudent de ne jamais offrir de chocolat au chien. Le décès peut survenir dans un délai de 18 à 24 heures après les premiers symptômes.
Traitement : il n'y a pas d'antidote. En cas d'ingestion massive, il faut faire vomir le chien: injection d'apomorphine, ou sirop d'ipéca par voie orale. Ensuite du charbon activé est administré de manière répétitive.
L'intoxication doit être traitée par votre vétérinaire. Il faut indiquer au vétérinaire quel est le type de chocolat que l'animal a mangé et la quantité ingérée.
Symptômes: après 2 à 4 heures
• Agitation
• Vomissements
• Perte d'urine
• Diarrhée
• Tachycardie
• Hyperthermie
• Polypnée
Quelques heures plus tard
• Troubles du rythme cardiaque
• Rigidité musculaire
• Hyper réflexivité
• Ataxie
• Convulsions
• Coma
les oignons
L'oignon est rarement consommé spontanément chez le chien, mais cela peut arriver. L'oignon cru entraîne une destruction des globules rouges et provoque une anémie grave pouvant être mortelle. Cuits, les oignons ne sont plus dangereux.
les raisins
Selon une récente étude, les raisins frais et secs seraient toxiques pour certains chiens. Leur ingestion, même en faible quantité, provoquerait des troubles gastro-intestinaux : vomissements, perte d'appétit, ainsi que des troubles rénaux pouvant être mortels. Le mécanisme de cette intoxication, qui ne semble concerner que l'espèce canine, reste inconnu.
L'intoxication par les raisins se traduit par l'apparition de vomissements dans les heures qui suivent l'ingestion. Ensuite le chien présente de l'anorexie, une douleur abdominale, ces symptômes pouvant durer plusieurs semaines. Une insuffisance rénale peut survenir, entraînant une réduction, voire un arrêt des mictions et parfois le décès du chien s'il n'est pas traité. Il est recommandé de faire vomir le chien ayant absorbé des raisins et d'instaurer un traitement pour l'insuffisance rénale si les symptômes apparaissent. Par sagesse, il faut proscrire les raisins frais ou secs de l'alimentation du chien.
les pommes de terre
Selon une récente étude, les raisins frais et secs seraient toxiques pour certains chiens. Leur ingestion, même en faible quantité, provoquerait des troubles gastro-intestinaux : vomissements, perte d'appétit, ainsi que des troubles rénaux pouvant être mortels. Le mécanisme de cette intoxication, qui ne semble concerner que l'espèce canine, reste inconnu.
L'intoxication par les raisins se traduit par l'apparition de vomissements dans les heures qui suivent l'ingestion. Ensuite le chien présente de l'anorexie, une douleur abdominale, ces symptômes pouvant durer plusieurs semaines. Une insuffisance rénale peut survenir, entraînant une réduction, voire un arrêt des mictions et parfois le décès du chien s'il n'est pas traité. Il est recommandé de faire vomir le chien ayant absorbé des raisins et d'instaurer un traitement pour l'insuffisance rénale si les symptômes apparaissent. Par sagesse, il faut proscrire les raisins frais ou secs de l'alimentation du chien. Les intoxications des personnes ou des chiens par la pomme de terre crue sont rares mais possibles à cause de la présence dans les germes et la peau verte d'un alcaloïde toxique : la solanine, qui disparaît à la cuisson. Cuites, les pommes de terre sont d'excellents aliments nutritifs et digestes.
Les aliments avariés
Les aliments avariés ou mal conservés peuvent être toxiques pour le chien comme pour l'homme. La prolifération de micro-organismes ou le développement de toxines dans un aliment peut provoquer chez le chien une toxi-infection s'il est ingéré. Les aliments secs (croquettes) doivent être stockés dans des emballages étanches, à l'abri de la lumière et de la chaleur. Les aliments humides doivent être consommés dans les deux jours après l'ouverture de la boîte placée au réfrigérateur. La gamelle du chien doit être lavée régulièrement.

Les autres nourritures toxiques
D'autres nourritures peuvent s'avérer toxiques, soit ingérées en grande quantité, soit ingérées de façon répétitive:
• Boissons alcooliques
• Avocat
• Café
• Sel
• Pâte de levure
• Ail
• Nourritures moisies
• Tomates: le plant est toxique
Les aliments indirectement mortels pour le chien
Vecteurs de maladie:
L'ingestion de porc cru peut transmettre le virus de la maladie d'Aujesky (pseudo rage), mortelle chez le chien après apparition de troubles nerveux rappelant ceux de la rage.

Dangereux par leurs structures:
Tous les noyaux peuvent provoquer des occlusions intestinales.
Les noix peuvent provoquer des occlusions intestinales.
Les os, surtout de lapin, peuvent provoquer facilement des perforations intestinales.
Les Produits courants
Comme les humains, le chien vit dans un environnement où les substances chimiques toxiques sont de plus en plus présentes sous des formes parfois inattendues. Nous présentons uniquement celles qui provoquent les plus grandes fréquences d'empoisonnements sur les chiens.
L'antigel
L'éthylène glycol contenu dans les produits antigels est très toxique et a la particularité d'être sucré, donc apprécié par les chiens qui se délectent en lapant les flaques d'antigel coulant des radiateurs.
Le glycol provoque une néphrite aigue très difficile à traiter, des troubles nerveux sont souvent associés à l'empoisonnement. Il n'existe pas d'antidote connu et l'ingestion d'une grosse dose est systématiquement mortelle.
Les médicaments
Par surdosage, la majorité des médicaments humains peuvent provoquer des intoxications graves, surtout sur les petites races.
Les intoxications les plus connues sont provoquées par les somnifères, les anxiolytiques, les pilules amaigrissantes, les anti-inflammatoires, qui, à fortes doses peuvent provoquer de graves ulcères chez le chien. En cas d'ingestion accidentelle, téléphoner au centre anti-poison pour connaître la toxicité du médicament pour le chien.
Les raticides
Ces produits, (sous la forme de poudre ou de blé imprégné) sont à base d'anticoagulant, provoquant des micro hémorragies dans tout l'organisme. La symptomatologie est fruste, et le maître ne remarque pas de signes particuliers hormis une fatigue qui s'installe, parfois des saignements incoercibles sur des petites plaies, dans la bouche, les narines. Des petits hématomes sont visibles sur les muqueuses (pétéchies). Une anémie s'installe et entraîne la mort en 8 jours sans traitement.
Il existe un antidote, la vitamine K, qui doit être donnée par toutes les voies à de fortes doses pendant 15 jours minimum.
Les anti-limaces
Plutôt ingérés par les chats, ils peuvent être toxiques pour le chien qui en absorbe une grande quantité (ces produits ressemblent aux croquettes).
Les engrais
Ils sont très toxiques lorsqu'ils sont concentrés. Ils contiennent des organo-phosphorés provoquant des troubles nerveux associés à une insuffisance rénale aigue souvent mortelle.
Les insecticides
A base d'organo-chlorés, ils provoquent également des troubles nerveux graves.

La prévention
Comme nous l'avons vu, certains toxiques ne possèdent pas d'antidote. Il convient donc d'être très vigilant pour ces types de produit.
Ce qu'il faut faire:
• Ranger les produits (entretien, jardinage, insecticides, raticides...) hors de la portée des chiens et être prudent
lors de leur utilisation.
• Ne jamais se fier aux indications parfois inscrites sur des emballages comme " non toxique pour les chiens "
ou " agréé par la S.P.A. "
• Eviter l'automédication du chien avec des médicaments humains.
• Eviter de laisser vos chiens se promener dans les cultures lors de périodes d'épandage d'insecticides ou d'engrais.
• Nourrir le chien uniquement avec des aliments prévus pour lui.

Conduite à tenir en cas d'intoxication.
Ce qu'il faut faire :
Emmener le chien rapidement chez votre vétérinaire, avec si possible la plante ou le produit ou son nom, et éventuellement le nom du principe actif si vous le connaissez.
Ce qu'il ne faut pas faire :
• Ne pas traiter vous-même votre animal sans consulter un vétérinaire.
• Ne pas faire boire de lait : c'est un aliment très complet et riche en éléments divers, il est digéré en mettant en œuvre
les différentes parties du tube digestif (estomac, intestin). C'est donc le meilleur moyen d'obtenir une intoxication
plus sévère de l'animal.
• Ne pas donner de médicaments humains : certains médicaments totalement inoffensifs pour l'homme peuvent être
très dangereux pour l'animal.
Pour connaître la toxicité d'un produit ou d'une plante, il est possible de se renseigner auprès des centres anti-poisons humains ou vétérinaires. Il existe en France quatre CNITV (Centre National d'Information Toxicologique Vétérinaire). Vous pouvez les contacter, ils vous fourniront des renseignements concernant les problèmes d'intoxication chez les animaux :

CNITV-Lyon (ouvert 24H/24)
http://www.vet-lyon.fr/serv/cnitv.php
BP 83 - 69280 Marcy l'étoile
Tél 04 78 87 10 40

CNITV-Alfort (du lundi au vendredi 9 H à 17 H)
7, avenue Général de Gaulle - 94700 Maisons-Alfort
Tél 01 48 93 13 00

CAPA-Nantes (ouvert 24H/24)
BP 40706 - 44307 Nantes cedex 03
Tél 02 40 68 77 40

CNITV-Toulouse (du lundi au vendredi 9 H à 17 H)
23, chemin des Capelles - 31076 Toulouse cedex
Tél 05 61 19 39 40

Centre Antipoison Paris
Tél 01 42 05 63 29
{/tab}
Normal 0 21 false false false MicrosoftInternetExplorer4

<img style="vertical-align: middle;" src="/images/chiens_11.jpg" alt="Page les missions de l'association" height="64" width="91" /><span class="titre_principal">La santé du chien</span><br /></p> <p class="MsoNormal"><br /></p> <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: Arial; color: black;"><p>Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.</p></span><br /></p> <p class="MsoNormal"><br /></p> <p class="MsoNormal"><br /></p> <p class="MsoNormal">

L'HYPER ATTACHEMENT

<br />

<br />

 Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.<br />

<br />

Définition<br />

 De nos jours, le chien est le plus souvent considéré comme un être sensible, méritant l'amour et le respect. Mais on ne peut ignorer les problèmes posés par son intégration en tant que membre à part entière dans la famille. <br />

 En effet, l'anthropomorphisme (créer un lien avec ce mot dans Wikipedia) les projections affectives des maîtres sont la source de malentendus et débouchent invariablement sur des troubles du comportement avec, trop souvent, des conséquences dramatiques pour le chien.<br />

 Un des troubles les plus courants actuellement est l'hyper-attachement, entraînant l'anxiété de séparation (le chien ne supportant pas de rester seul) et l'hyper-protection (réactions d'agressivité dues à la jalousie).<br />

<br />

La cause<br />

 Chez les canidés sauvages et domestiques, on constate que l'autonomie de chaque individu passe par un processus de détachement de la mère. Après une période de contact quasi-permanent avec ses petits, elle les écarte, progressivement, puis les repousse au moment du sevrage. <br />

 Malheureusement, les personnes qui adoptent un chiot ont souvent tendance, à l'inverse, de le couver, le cajoler très longtemps, et ceci d'autant plus qu'il est jeune, avant que les premières étapes du détachement aient lieu (l'âge minimum est de 7 semaines). Le mauvais pli est souvent pris la première nuit où le chiot finit dans la chambre, ou même pire, dans le lit du nouveau maître.<br />

 Les autres facteurs pré disposants à l’hyper-attachement sont la maladie (pendant laquelle le chiot est particulièrement cajolé), le manque d'appétit (qui stimule le maître à donner à manger à la main), la cohabitation avec une personne seule. Le chiot est alors maintenu dans un état de dépendance vis à vis du maître qui le materne. Il peut ainsi développer une fixation quasi obsessionnelle qui ne disparaîtra pas à la puberté. Commencent alors les problèmes… <br />

 L'hyper attachement peut aussi se développer chez le chien adulte en fonction de facteurs émotionnels importants. Il n'est pas rare que les problèmes posés par ce trouble conduisent à l'abandon du chien, qui aura tendance à rechercher le même type de relation dans son nouveau foyer, si l'on n'y prend garde.<br />

<br />

Les conséquences<br />

 La recherche quasi constante de la présence du maître<br />

Le premier symptôme de l’hyper-attachement est la recherche quasi constante de la présence du maître, que le chien suit partout. On observe alors des mimiques et des vocalises ayant pour but de monopoliser l'attention du maître : le chien le regarde, gémit, monte sur ses genoux, lui soulève le coude avec la tête. Il va même jusqu’à mordiller ses maîtres. Les ennuis sérieux commencent lorsque le chien, seul à la maison, se livre à un saccage systématique, hurle à la mort des heures durant, ou bien encore, fait ses besoins partout. <br />

<br />

 Généralement, les maîtres sont persuadés que le chien cherche à se venger de leur absence et que son seul but est de les ennuyer. En fait, il n'en est rien car ces troubles sont l’unique manifestation de l'anxiété intense de l'animal en l'absence de son maître. Cette angoisse peut même se traduire par des automutilations, le chien grignotant ses poils ou se mettant la peau à vif. Le retour du maître est salué avec une fête disproportionnée par rapport à la durée de l'absence. En cas de dégâts ou de souillures, le maître tente de faire comprendre au chien qu'il a mal fait et manifeste sa désapprobation en le grondant, parfois en le frappant, mais le cerveau du chien ne lui permet pas de faire la relation de cause à effet dans le temps. Ces punitions sont complètement inefficaces et conduisent à des réactions de crainte du retour du maître. Il est évident que l'anxiété de la séparation et la punition à contre temps ne fait que renforcer l'insécurité de l'animal et souvent, tout ceci débouche sur des réactions de défense par l'agressivité, le chien restant tapis sous un meuble, en grognant, voire, mordant. <br />

<br />

L’hyper-protection<br />

 La seconde conséquence de l'hyper-attachement est l'hyper-protection, souvent qualifiée de jalousie. Dans ce cas précis, la personne sur laquelle le chien a développé la fixation affective, devient sa propriété exclusive. Il saute, grogne, mord si une autre personne s'approche trop près de son maître. La personne objet de l'hyper-attachement est le plus souvent épargnée, mais pas toujours. Le chien peut être amené à l'agresser si elle tente de remettre en cause certaines de ses prérogatives. Avec certaines races de tempérament dominant, ce comportement peut prendre de telles proportions que l'on a affaire à un chien féroce, inapprochable, qui finira par être euthanasié à cause du danger qu'il représente pour toute la famille.<br />

<br />

Le traitement<br />

 Une thérapie comportementale sera systématiquement associée à un traitement à base de médicaments psychotropes, devant faciliter le détachement. <br />

 Casser les rituels de départ et de retour : <br />

• Durant les 20 minutes qui précèdent le départ, il ne faudra plus s'occuper de son animal. Au retour, tant qu'il fait la fête, on l'ignore : en revanche, dès qu'il se calme, le maître pourra l'appeler et le caresser.<br />

• Si des dégâts sont commis, il faudra les ignorer et nettoyer hors de la vue du chien. <br />

<br />

La thérapie de détachement :<br />

 Elle consiste à modifier la relation entre le maître et son chien. C'est au maître de prendre l'initiative du jeu et des caresses.<br />

<br />

La prévention <br />

 Le propriétaire doit effectuer le détachement de son chien vers l'âge de 4 à 5 mois. Il faudra attribuer au chien un lieu de couchage. Pour les jeux et les caresses, c'est au maître de décider, et non au chien.<br />

{/tab}<br />

<br />

LA DYSPLASIE

<br />

 Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.<br />

<br />

La définition<br />

 C'est une anomalie de développement de la hanche qui mène éventuellement à la dégénérescence de celle-ci. <br />

La hanche normale se présente comme une boule et une cavité ressemblant à une attache de caravane. Lors de la dysplasie de la hanche, l'articulation est souvent peu profonde et la tête fémorale est petite et déformée.<br />

<br />

Les causes<br />

 La dysplasie de la hanche est une maladie complexe dont les causes ne sont pas totalement éclaircies, bien que différents facteurs de risque aient été identifiés.<br />

<br />

Le caractère héréditaire :<br />

 On estime actuellement à 50 % les facteurs d'hérédité pouvant s'exprimer par l'apparition d'une dysplasie. Il semble néanmoins que les facteurs d'environnement influencent fortement son aggravation.<br />

 Croissance et gain de poids rapide et précoce :<br />

Les chiens à croissance rapide sont beaucoup plus sensibles à cette pathologie que les autres (berger allemand, labrador, terre neuve, etc.). <br />

<br />

L’alimentation :<br />

 Elle joue un rôle prépondérant, soit par un excès de minéraux, de vitamines, soit par un excès de calories, entraînant une surcharge pondérale et une sollicitation plus importante de l'articulation, d'où sa déformation.<br />

<br />

L’activité :<br />

 En permettant au chien une activité sportive trop importante pendant sa période de croissance, la sollicitation articulaire et osseuse exagérée peut favoriser une dysplasie coxale fémorale.<br />

La musculature :<br />

 A l'inverse, une forte musculature du bassin peut compenser les faiblesses ligamentaires et masquer une dysplasie.<br />

 En citant ces diverses causes prédisposantes, nous comprenons que l'excès peut nuire autant que l'insuffisance et qu'un régime soigneusement équilibré associé à une activité bien menée sera primordiale<br />

Les Prédispositions raciales :<br />

 De tous ces facteurs découle une sensibilité plus ou moins forte selon la race. Les races lourdes à croissance rapide payeront le plus lourd tribut à cette affection (labrador, terre neuve, saint bernard, bull mastiff, etc.). Les races légères et musclées seront moins atteintes (lévrier, berger belge, pointer, etc.).<br />

<br />

Les symptômes<br />

 Moins de trois mois :<br />

 Il est très rare de voir des symptômes, mais le chiot fortement atteint peut paraître maladroit à cause de l'instabilité de la hanche.<br />

- De trois à six mois :<br />

 Cette instabilité s'aggrave et la démarche du chiot devient de plus en plus chaloupée, les premières douleurs surviennent, elles peuvent déjà être mises en évidence par l'hyperextension forcée.<br />

 De six mois à un an :<br />

 Les douleurs occasionnent des boiteries unilatérales ou bilatérales en fonction de l'atteinte. Le chien montre un début d'ankylose et une réticence à l'effort, souvent le train arrière est maigre et le bassin anguleux.<br />

- De un an à six, sept ans :<br />

 Les symptômes peuvent s'estomper, voire même disparaître; le chien, toujours en fonction du degré de dysplasie, peut mener une vie tout à fait normale s'il n'y a pas d'excès d'activité.<br />

- Au dessus de sept ans :<br />

 Les signes d'arthrose sont apparus et le chien peut se remettre à boiter, surtout après un effort. Il peut, si les lésions sont importantes, boiter en continu dans les dernières années de sa vie. Il restera néanmoins toujours capable de se lever, l'arthrose n'a jamais paralysé un chien !<br />

<br />

Le diagnostic<br />

 Le seul critère objectif de la dysplasie coxale fémorale est la radiographie du bassin. Pour être interprétable, cette radiographie doit être pratiquée selon un processus bien défini : ce protocole nécessite l'anesthésie du chien, un positionnement bien particulier et une image radiologique parfaite. Sur une radio, on évalue la coaptation de la tête du fémur dans l'acétabulum (c'est à dire la façon dont elle s'emboîte dans la cavité).<br />

 Stade A : aucun signe de dysplasie.<br />

 Stade B : Stade intermédiaire : mauvaise coaptation tête fémorale / acétabulum; angle Norbert Olson &gt; 105°.<br />

 Stade C : Dysplasie légère : mauvaise coaptation avec angle Norbert Olson &gt; 100°.<br />

 Stade D : Dysplasie moyenne : mauvaise coaptation avec signe d'arthrose.<br />

 Stade E : Dysplasie grave : luxation ou subluxation de la tête fémorale avec arthrose.<br />

 <br />

 L'interprétation de la radiographie permet de classer l'état de dysplasie du bassin du chien en divers stades, mais elle ne permet pas de pouvoir juger du handicap de celui-ci. Il n'y a pas de corrélation entre les symptômes et l'image radiologique.<br />

 Diagramme bassin normal<br />

1. La tête du fémur est grande, ronde et s'adapte parfaitement dans la cavité.<br />

2. Le col du fémur est bien dessiné et ses contours sont lisses.<br />

3. Les rebords de la cavité sont lisses.<br />

4. L'acétabulum (cavité) est profond et couvre plus de 50 % de la tête du fémur.<br />

5. L'espace articulaire entre la boule et la cavité est égal dans toute sa longueur, car elles s'imbriquent étroitement l'une dans l'autre.<br />

  <br />

 Bassin légèrement dysplasique<br />

1. La tête du fémur est relativement petite et aplatie : elle ne correspond pas à la cavité.<br />

2. Le col du fémur n'est pas clairement discernable de la tête.<br />

3. Les rebords de la cavité deviennent légèrement irréguliers (signe précoce de l'arthrose).<br />

4. L'acétabulum (cavité) est peu profond et couvre moins de 50 % de la tête du fémur.<br />

5. L'espace articulaire entre la boule et la cavité est large et inégal à cause de la mauvaise imbrication des deux éléments (instabilité et sub-luxation).<br />

  <br />

 Diagramme bassin arthrosique<br />

1. La tête et le col du fémur sont très déformés et il est très difficile de distinguer l'un de l'autre. Les bords sont rugueux à cause de la déformation d'ostéopytes.<br />

2. Les rebords de l'acétabulum sont devenus irréguliers et apparaissent plus blancs sur une radiographie à cause de la formation d'os nouveau autour de l'articulation (ostéophytes).<br />

3. L'espace articulaire est devenu extrêmement irrégulier, car la tête du fémur et l'acétabulum ont perdu du cartilage. Une perte complète de cartilage s'accompagne de douleur.<br />

Le traitement<br />

 Traitement médical<br />

Il consiste surtout à soulager les douleurs du chien à l'aide d'anti-inflammatoires et de freiner l'évolution de l'arthrose par des chondroprotecteurs. Ces traitements permettent aux chiens atteints par cette pathologie de vivre dans les meilleures conditions de confort.<br />

 Traitement chirurgical <br />

Certaines chirurgies ont un rôle préventif sur l'évolution d'une dysplasie de jeune chien déjà installée, mais le caractère traumatisant de ces interventions freine leur généralisation.<br />

<br />

La prévention<br />

 La prévention consiste à écarter de la reproduction tous les reproducteurs présentant à un an, sur une radio de contrôle du bassin, des signes de dysplasie de stade D, E et parfois de stade C. La prévention consiste également à éviter que le caractère de dysplasie ne puisse s'exprimer dans les races prédisposées.<br />

 Chez le chiot, on veillera à limiter une croissance trop rapide par une alimentation bien fractionnée et l'on respectera bien entendu les apports de calcium et de phosphore. Les aliments pour chiots de grandes races intègrent tous ces éléments.<br />

 On veillera également au développement harmonieux de la musculature par des exercices modérés et réguliers, et surtout l'on évitera la surcharge pondérale toujours très néfaste dans cette maladie.<br />

 La dysplasie de la hanche reste chez le chien une pathologie très répandue, malgré une éradication commencée il y a plus de quinze ans dans certaines races comme le Berger Allemand. Un diagnostic précoce (six à neuf mois) permet néanmoins d'atténuer l'impact de la maladie et de conserver un chien en bonne forme toute sa vie.<br />

L OBESITE<br />

 Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.<br />

<br />

Le diagnostic<br />

 Bien souvent, les maîtres ne constatent pas de problème d'excès de poids chez leur chien. Ils considèrent au contraire une légère opulence comme un signe de bonne santé et d'un apport de nourriture équilibré.<br />

 Où commence l'obésité chez un chien?<br />

 Elle est difficile à apprécier, en raison des variations morphologiques raciales qui interdisent de définir une formule poids/taille idéale.<br />

On soupçonne le début de l'embonpoint chez un chien en tâtant l'épaisseur du tissu adipeux qui couvre la cage thoracique: s'il est mince ou normal, on sent les côtes sous les doigts. Si le tissu adipeux est supérieur à 0,5 cm, on palpe les côtes plus difficilement : signe d'obésité. <br />

 Il faut bien sûr prendre en compte plusieurs facteurs pour confirmer la présence ou non d'un excès pondéral : <br />

 facteur racial,<br />

 âge,<br />

 castration,<br />

 d'éventuels traitements. <br />

<br />

 La méthode la plus efficace pour apprécier l'obésité reste naturellement la balance : faire un graphique d'évolution du poids du chien donne une idée objective sur la question. <br />

 Votre vétérinaire peut, au cours d'une consultation, vous mettre en garde sur la prise de poids du chien en contrôlant régulièrement celui-ci.<br />

<br />

Les origines<br />

 On parle généralement d'obésité débutante pour un excès de poids de 15 % et d'obésité confirmée pour un excès de poids de 25 %. Elle est surtout causée par un apport excessif de calories par rapport aux besoins de l'organisme. <br />

• Trop d'aliments et peu d'exercice en sont toujours la cause.<br />

• Toutefois, certains déséquilibres endocriniens peuvent entraîner l'obésité chez un animal recevant une ration normale : l'hypothyroïdie, le syndrome de Cushing.<br />

• La castration du mâle ou l'ovariectomie de la femelle peuvent également entraîner une prise de poids importante.<br />

• Les traitements prolongés de certains médicaments, comme les corticoïdes, jouent également un rôle important <br />

dans cette pathologie.<br />

• Les chiens nourris de repas préparés à la maison, de restes, de friandises et de petits "casse-croûte" ont une plus <br />

grande tendance à l'obésité que ceux qui ne reçoivent que des aliments du commerce.<br />

<br />

Les conséquences<br />

 L'excès de poids réduit l'espérance de vie et le confort du chien. <br />

 Les conséquences sur le squelette<br />

• Un nombre important de pathologies articulaires est provoqué par l'excès de poids <br />

(arthrite, rupture du ligament croisé, luxation de la rotule).<br />

• Certaines pathologies existantes sont aggravées : arthrose du coude, luxation de la rotule, dysplasie de la hanche, hernie discale.<br />

 Conséquences sur le métabolisme<br />

• On constate une augmentation de la fréquence des diabètes sucrés chez les chiens obèses.<br />

• La régulation thermique devient moins efficace.<br />

• Le chien devient plus sensible aux infections et en particulier aux infections cutanées.<br />

• Il supporte moins bien les anesthésies.<br />

• Le cœur doit forcer davantage pour faire circuler le sang dans un réseau capillaire plus dense et ce, avec un muscle cardiaque fragilisé, infiltré de graisse. Le chien présente rapidement une intolérance à l'effort.<br />

<br />

Le traitement<br />

 Le traitement de l'obésité reste un défi pour le vétérinaire. L'objectif idéal reste la prévention plutôt que son traitement. Le traitement proprement-dit passe par un régime alimentaire.<br />

 On distingue deux types d'alerte :<br />

• L'obésité pathologique, la plus rare, nécessite en plus du régime un traitement adapté à la maladie.<br />

• L'obésité banale par suralimentation, sur laquelle il faut éviter toute thérapeutique médicale, en particulier les anorexigènes ou les hormones thyroïdiennes.<br />

 Le régime alimentaire reste le seul traitement efficace : pour le mettre en place, il faut en général l'aide de votre vétérinaire pour déterminer le poids idéal de votre chien dans sa race (Ex : labrador mâle adulte, environ 35 kg).<br />

• Il faut calculer les besoins du chien pour ce poids idéal (pour notre exemple, 1700 kcal).<br />

• Apporter 60 % de cette valeur par jour au chien (soit 1000 kcal).<br />

• Sachant que les aliments secs apportent en moyenne 3200 kcal par kg, la ration du chien en régime peut être déduite <br />

(300 à 350 g de croquettes par jour).<br />

• Le chien doit être pesé chaque semaine : son poids optimal ne sera atteint qu'en deux ou trois mois.<br />

• Lorsque le poids optimal est atteint, la ration sera rééquilibrée avec une valeur énergétique de 10 % au-dessus <br />

de la valeur de régime (350 à 400 g de croquettes par jour dans notre cas).<br />

• Ce type de régime strict mais efficace est parfois difficile à supporter par le maître, car le chien devient voleur, <br />

nerveux, irritable.<br />

 Il existe sur le marché de l'aliment des croquettes dites de régime qui, par leur grande richesse en fibres, donnent un état de satiété normal au chien et lui permettent de supporter plus facilement le régime.<br />

<br />

La prévention<br />

 Pour éviter d'arriver à un régime trop drastique, il faut prévenir l'apparition de l'obésité par des méthodes simples et efficaces.<br />

• Ne pas laisser grossir le chien pendant sa période de croissance : ceci est très important.<br />

• Donner un ou deux repas par jour à heure fixe.<br />

• Retirer la gamelle du chien au bout de cinq minutes s'il n'a pas terminé son repas.<br />

• Ne pas dépasser les besoins énergétiques correspondant au poids optimal du chien.<br />

• Donner de l'activité au chien, de une à trois heures de marche par jour.<br />

• Peser très régulièrement le chien et établir une courbe de poids.<br />

• Supprimer tout apport d'aliment en dehors des repas.<br />

 Ne pas laisser grossir anormalement son chien représente une preuve d'affection envers lui dans le but de le maintenir le plus longtemps possible en bonne forme physique.<br />

{/tab}<br />

L'ODORAT

<br />

 Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.<br />

<br />

Le nez<br />

 La truffe<br />

Elle est couverte d'une peau épaisse généralement noire, parfois marron, présentant parfois des zones de dépigmentations. L'humidité de la truffe participe à la finesse de l'odorat.<br />

 le squelette du nez<br />

L'os ethmoïde est tapissé d'une fine peau (muqueuse) qui porte des cils chargés de nettoyer l'air. La muqueuse olfactive est constituée d'un épithélium comprenant trois types de cellules: <br />

• Les cellules olfactives<br />

• Les cellules interstitielles<br />

• Les cellules basales.<br />

<br />

 la muqueuse nasale<br />

 L'air qui passe dans le cornet supérieur, et donc dans l'os ethmoïde, est débarrassé de ses particules solides par les cils de la muqueuse.<br />

Les molécules odorantes arrivent jusqu'à la lame criblée où elles sont récupérées par les cellules olfactives : les informations sont transmises au cerveau où elles sont mémorisées et analysées. <br />

<br />

 Les cellules olfactives<br />

 Elles sont appelées cellules réceptrices : leur nombre est évalué à 5 millions chez l'homme et 35 fois plus chez le chien. Ce sont des véritables neurones sensoriels.<br />

 Une extrémité traverse la membrane basale et se transforme en axone pour entrer en contact avec le neurone suivant. L'autre extrémité émerge de l'épithélium sous forme de cils, lesquels baignent dans un mucus (sécrétion visqueuse produite par les glandes de la muqueuse), utile à la fois pour dissoudre et concentrer les molécules odorantes.<br />

 Chaque neurone comprend environ 1000 cils qui portent des récepteurs protéiques captant les molécules odoriférantes.<br />

 La cellule olfactive est le seul neurone en contact direct avec l'environnement extérieur. Cette particularité est sans doute due à l'apparition très ancienne de l'odorat dans l'évolution.<br />

 Les cellules interstitielles et basales<br />

 Ces cellules, dites de soutien, assurent la cohésion de la muqueuse et enrobent le corps des neurones en ne laissant passer que l'extrémité sensorielle. Ce tissu renferme des glandes de Bowman qui secrètent le mucus de surface dans lequel baignent les cils olfactifs.<br />

 La surface de la muqueuse varie en fonction de celle de l'os ethmoïde (grande différence entre les brachycéphales et les longilignes).<br />

Par exemple, on estime à :<br />

• 150cm2 à 200 cm2 la surface chez un berger allemand ou un labrador (150 à 200 millions de cellules olfactives)<br />

• 100 millions de cellules chez le fox terrier ou le bulldog<br />

• 4 cm2 et 5 millions de cellules olfactives chez l'homme<br />

 <br />

 Les chiens ont une muqueuse olfactive plus étendue et des récepteurs olfactifs plus nombreux que l'homme. <br />

 De plus, la sensibilité unitaire de chacun de ces récepteurs semble meilleure chez les canidés que chez les humains.<br />

 L'aire cérébrale consacrée au traitement des informations olfactives est également plus étendue chez le chien que chez l'homme.<br />

 Le mucus serait également secrété en plus grande quantité chez les chiens.<br />

 <br />

 Les centres nerveux de l'olfaction<br />

 Le bulbe olfactif est une structure nerveuse double qui reçoit les millions d'axones sensoriels en provenance des récepteurs à travers la plaque criblée. Il constitue le premier relais du message sensoriel.<br />

 Les axones quittent le bulbe en formant le tractus olfactif et se dirigent vers le cortex.<br />

 l'encéphale, notamment à l'hypothalamus, lequel régule de nombreux comportements instinctifs comme la recherche de nourriture ou la reproduction.<br />

<br />

La physiologie<br />

 L’analyse des odeurs<br />

Comme la gustation, l'olfaction est un sens chimique, mais l'analyse des odeurs est un processus bien plus complexe que celui des saveurs. Si une saveur se classe selon quatre primaires: l'amer, le sucré, l'acide ou le salé, la gamme de l'odorat semble beaucoup plus étendue (de 4 à 44 primaires selon les chercheurs).<br />

Il semble aujourd'hui admis que le stimulus est composé de molécules à l'état gazeux amenées par le mouvement inspiratoire. Les deux modalités de stimulation sont la voie nasale et la voie rétronasale (depuis la cavité buccale à travers le pharynx).<br />

 La molécule odoriférante doit entrer en contact direct avec la muqueuse. En outre, pour être active, elle doit présenter une composition chimique qui la rende capable d'entrer en interaction avec les cellules nerveuses réceptrices de la muqueuse olfactive. <br />

<br />

 La perception olfactive<br />

Le seuil de sensibilité olfactive est défini comme la plus petite concentration d'une substance volatile nécessaire pour donner naissance à une sensation d'odeur.<br />

On peut observer expérimentalement que le seuil de réponse aux odeurs est extraordinairement bas. Pour les corps chimiques les plus actifs (les plus odorants), ce seuil peut atteindre chez le chien une dilution de un million de milliardième (10 puissance -15) : l'odorat du chien est 1 million de fois plus sensible que celui de l'homme.<br />

 Chaque récepteur stimulé par une molécule active envoie une information dans les bulbes olfactifs; cette information est distribuée et interprétée dans différentes zones du cerveau, entraînant parfois une réaction active du chien, consciente ou inconsciente.<br />

 La latence d'une sensation est d'environ 0,5 seconde.<br />

 De nombreux facteurs physiologiques (état de vigilance, infections) ou physiques (température, humidité) peuvent modifier l'acuité olfactive.<br />

 Certains arguments permettent de supposer qu'il existe différentes catégories de récepteurs, ce que semble démontrer, en pathologie, l'apparition d'anosmie spécifique (incapacité à percevoir certaines odeurs). Ces "cécités olfactives" sont très souvent génétiques et les spécialistes en ont répertoriées un peu plus d'une soixantaine différentes. Elles pourraient s'expliquer par l'absence d'un type particulier de récepteurs olfactifs.<br />

<br />

 Odeur et société<br />

Même s'il est avéré que l'odorat a perdu de son importance chez l'homme, il conditionne encore de façon consciente ou inconsciente un grand nombre de comportement sociaux. Dès la naissance, alors que la vision et l'ouïe ne sont pas développées, le chien est capable de sentir sa mère et de la retrouver à l'odeur.<br />

En vieillissant, il perdra progressivement la vue et l'ouïe, mais conservera jusqu'au bout son odorat.<br />

<br />

{/tab}<br />

LA PUCE

<br />

 Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.<br />

<br />

La description<br />

 La puce est un petit insecte parasite dont on parle souvent mais que l'on voit rarement. Et pour cause, elle ne mesure que 0,5 à 1,5 mm, et vit à l'abri de la lumière, au plus profond de la fourrure.<br />

 Sa première description date de 1450 ans avant J.C. et depuis, elle n'a cessé de s'adapter à notre environnement et notre habitat.<br />

Le cycle<br />

<br />

 Ces larves sont détricoles, ce qui signifie qu'elles se nourrissent d'excréments de puces adultes et de débris de matières fécales animales. C'est ainsi qu'elles ingèrent des œufs de tænia, présents parfois dans les selles de l'animal.<br />

 Au bout de quelques semaines, ces larves s'entourent d'un cocon avant de se transformer en chrysalide. <br />

 Dans son cocon, la larve est protégée de toutes les agressions extérieures : chaleur, dessication . Elle peut ainsi survivre plusieurs mois sans se nourrir. Dès que la chrysalide aperçoit la présence d'un hôte (animal ou humain) par les vibrations qu'il provoque sur le sol, elle sort de son cocon et saute sur cet hôte pour prendre un repas de sang.<br />

  extérieur,<br />

• Son lieu d'habitation.<br />

Les mesures de prévention contre les puces devront donc porter sur ces deux sources.<br />

<br />

L’habitat<br />

 La puce adulte a nécessairement besoin de sang pour se développer. Ainsi, son habitat préférentiel sera l'animal, bien qu'elle puisse vivre dans le milieu extérieur un certain temps.<br />

 Cette forme adulte ne représente que 1 % de la population totale des puces, c'est à dire œufs, larves, cocons, adultes, ce qui commence à nous faire comprendre qu'en ne traitant que l'animal, on ne traite que 1 % du problème.<br />

Les formes immatures vivent dans l'environnement de l'animal et n'attendent que sa présence pour se transformer en forme adulte.<br />

 La puce est un insecte fort peu sympathique. Contrairement à ce que l'on croit trop souvent, sa piqûre est loin d'être inoffensive. Hormis le fait que l'animal infesté se gratte furieusement, les puces peuvent avec leurs repas de sang successifs, affaiblir l'animal.<br />

 La salive injectée au moment de la piqûre est très souvent à l'origine de réactions allergiques irritantes provoquant des démangeaisons importantes.<br />

Ce parasite peut également être porteur d'œufs de ténia, vers plats qui se développent dans l'intestin.<br />

<br />

La détection<br />

 Le grattage et la perte de poils sur la partie supérieure du dos sont des indices très importants pour le diagnostic de la présence de puces. On recherche méticuleusement les excréments de puces (petites particules noires) dans cette zone. Si le chien est parasité, on en trouve fréquemment.<br />

 Sur un animal très parasité, avec un peu d'expérience, il est facile de repérer les puces, soit dans la zone basse de la queue, soit entre les cuisses, là où le poil est plus clairsemé.<br />

<br />

Le traitement<br />

 Comment prévenir la contamination par le milieu extérieur ?<br />

Les promenades, les siestes dans le jardin, les parties de jeux avec les autres animaux, sont autant de possibilités de contamination. Quelques règles pour obtenir une protection efficace :<br />

 Traitez vos animaux dès le début de la bonne saison. Pour certains animaux vivant en permanence dans les pièces chauffées, il est parfois nécessaire de traiter tout au long de l'année.<br />

 Traitez tous les animaux de la famille. En effet, le chat est souvent une source d'infestation pour les autres animaux lorsqu'il n'est pas traité.<br />

Respectez les conseils d'utilisation des produits par votre vétérinaire. Il connaît vos besoins et les caractéristiques de chaque produit, il vous conseillera la solution la plus adaptée pour résoudre vos problèmes.<br />

 Pour le traitement de votre animal, les laboratoires ont mis au point des gammes de produits insecticides adaptés à tous les cas. Ces produits sont présentés sous forme de poudre, spray, flacon pressurisé, pipette à application locale, collier et traitement systémique par voie orale.<br />

 Comment prévenir la contamination par le milieu intérieur ?<br />

Il est nécessaire de traiter la maison et tous les lieux habitables fréquentés par l'animal. Quelques règles pour le traitement de la maison :<br />

• Nettoyez votre maison avant d'appliquer le produit.<br />

• Choisissez un produit actif aussi bien sur les larves que sur les adultes.<br />

• Choisissez un produit rémanent, c'est à dire actif pendant plusieurs mois.<br />

• Traitez toutes les pièces de la maison.<br />

• N'oubliez pas de traiter les endroits également fréquentés par votre animal : voiture, niche, abri de jardin ...<br />

 Choisissez les présentations qui correspondent à vos besoins. En effet, les produits insecticides d'environnement existent sous différentes présentations. Chacune d'entre elles est destinée à un usage particulier. Il existe :<br />

• Des diffuseurs aérosol qui se vident complètement en une seule fois quand on active la valve. <br />

 Cette présentation permet de traiter rapidement de grandes surfaces.<br />

• Des solutions pressurisées, aérosol traditionnel à vidange non automatique, destiné à traiter de petites surfaces.<br />

• Des pulvérisateurs manuels; la propulsion du produit se fait par une petite pompe manuelle sans gaz propulseur.<br />

 L'élimination des puces est donc un problème complexe, que l'on ne résout qu'en utilisant 2 à 3 produits judicieusement choisis, souvent avec le conseil de votre vétérinaire<br />

{/tab}<br />

<br />

LE VACCIN

<br />

 Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.<br />

<br />

La protocole<br />

 Le chien, comme les humains, est susceptible de contracter des maladies contagieuses, parfois mortelles. Certaines de ces maladies peuvent être prévenues par des vaccins. Nous allons citer les principales en décrivant les symptômes. <br />

 Protocole de vaccination classique :<br />

C = vaccin de la maladie de Carré.<br />

H = vaccin de l'hépatite contagieuse.<br />

P = vaccin de la parvovirose.<br />

L = vaccin de la leptospirose.<br />

R = vaccin de la rage.<br />

Tc = vaccin de la toux du chenil.<br />

<br />

 La Maladie de Carré<br />

 Fréquente en période hivernale, la maladie de Carré est une maladie virale très contagieuse entre chiens, mortelle à 50 % sur des chiens de moins de 6 mois. L'incubation classique est de 5 à 8 jours après la contamination.<br />

 Les 7 symptômes sont :<br />

• Fièvre de 39,5 à 40,5 °C. ;<br />

• Toux avec signes de trachéo-bronchite purulente ;<br />

• Écoulements du nez purulents;<br />

• Conjonctivite grave avec parfois opacité de la cornée;<br />

• Symptômes de gastro-entérite (vomissements, diarrhées) ;<br />

• Lésions cutanées avec prurit (petites pustules sur le ventre) ;<br />

• Signes neurologiques (tremblements, épilepsie, myoclonie).<br />

 Pour diagnostiquer une maladie de Carré, la présence de 5 symptômes sur les 7 est suffisante. Il est possible également de diagnostiquer la maladie par la mise en évidence d'inclusions particulières dans les cellules prélevées par écouvillonnage de la 3ème paupière, des amygdales ou encore vaginale.<br />

 La vaccination est le meilleur moyen de protéger efficacement le chien contre cette terrible maladie.<br />

 Le vaccin se fait à partir de la 7ème semaine en deux injections à un mois d'intervalle. Les rappels ont lieu tous les ans puis tous les deux ans.<br />

<br />

 L’Hépatite<br />

 Les symptômes de l'hépatite contagieuse se confondent souvent avec ceux de la maladie de Carré. Ils apparaissent plus tôt : perte d'appétit, diarrhées, vomissement, convulsions, déshydratation, opacité de la cornée qui devient bleue.<br />

 Chez de très jeunes chiens, la mortalité peut être de 90 %.<br />

Seule la vaccination, généralement associée au vaccin contre la maladie de Carré, assure une prévention efficace.<br />

 Le vaccin se fait à partir de 7 semaines en deux injections à un mois d'intervalle. Les rappels ont lieu tous les ans puis tous les deux ans.<br />

<br />

 La Parvovirose<br />

 La parvovirose, également appelée gastro-entérite hémorragique, est connue en Europe depuis 1979. C'est une maladie virale très contagieuse provoquée par un virus très résistant dans le milieu extérieur (plusieurs semaines à l'abri de la lumière).<br />

 La contamination se fait par voie orale, par contact direct avec un chien malade ou par l'intermédiaire d'objets souillés par ses selles. L'incubation est courte (4 à 5 jours). La sécrétion du virus dans les selles dure 15 jours, parfois plus.<br />

 Les symptômes sont ceux de la gastro-entérite aiguë : vomissements, diarrhées hémorragiques, déshydratation, douleurs abdominales. La mortalité peut aller de 100 % dans les portées mal protégées par les anticorps maternels, jusqu'à 20 à 30 % chez des adultes non protégés par le vaccin.<br />

 La primo vaccination des chiots peut être effectuée en trois injections à 5, 7, et 10 semaines.<br />

 Mais, malgré toutes ces précautions, l'éradication de la parvovirose dans les chenils reste une entreprise extrêmement difficile. Si vous venez d'acquérir un chiot, ne le sortez pas avant qu'il ne soit correctement vacciné.<br />

 Dans ce cas, le vaccin se fait à partir de 7 semaines en deux injections à un mois d'intervalle.<br />

<br />

 La Leptospirose<br />

 La leptospirose est une maladie très contagieuse des chiens, mais aussi du renard et de l'homme. Le rat peut être porteur sain. Cette maladie résulte de la multiplication dans le sang de spirochètes du genre Leptospira.<br />

 Les diarrhées hémorragiques, les vomissements violents, la déshydratation, l'augmentation de température, l'apparition d'un ictère flamboyant sur les muqueuses sont les premiers symptômes. La mort peut survenir dans 30 % des cas, même traités.<br />

 Le chien se contamine au contact de l'urine de rongeurs (rats, mulots, souris...) ou en buvant de l'eau croupie. Les chiens de chasse sont particulièrement exposés à cette maladie. La transmission se fait par des plaies ou les muqueuses buccales, digestives, vaginales... La sécrétion du leptospira commence 7 jours après la contamination; elle peut durer des années dans les urines. La période d'incubation est de 4 à 12 jours.<br />

 Évitez dans la mesure du possible qu'un chien ne boive de l'eau croupie car il risque de contracter la leptospirose. La vaccination est la meilleure prévention.<br />

Elle se fait à partir de 2 mois en deux injections à un mois d'intervalle. Les rappels ont lieu tous les 6 mois ou tous les ans en fonction du risque encouru (chiens de chasse). <br />

<br />

 La Rage<br />

 La rage est toujours considérée comme une maladie très grave. Lorsque les symptômes se sont déclarés, aucun traitement ne permet de les arrêter et la mort est irrémédiable. Toutes les espèces à sang chaud sont plus ou moins sensibles et peuvent déclencher et transmettre la maladie.<br />

 Cette transmission se fait exclusivement par morsure et par contamination d'une plaie. L'incubation de la maladie peut être longue (de 15 jours à plusieurs années).<br />

 Les symptômes sont des troubles nerveux et comportementaux : l'animal cherche à mordre tout ce qui l'approche.<br />

 La mort survient inexorablement dans les 8 à 15 jours après le début des symptômes.<br />

 C'est une maladie où seule la prévention peut être efficace et en particulier la vaccination.<br />

 Celle-ci s'effectue à partir de 3 mois en une ou deux injections. La fréquence des rappels varie d'un pays à l'autre (en France les rappels ont lieu tous les ans, en Belgique tous les 3 ans).<br />

 Une fois la vaccination achevée, un certificat de vaccination est remis au propriétaire. Sur celui-ci figure le nom de l'animal, son sexe, sa race, sa robe, son numéro de tatouage, le nom et l'adresse du propriétaire, la vignette du vaccin utilisé, la date de vaccination, la limite de validité du certificat, la signature et le cachet du vétérinaire.<br />

<br />

 La toux du chenil<br />

 On appelle " toux du chenil " un complexe hétérogène d'infections virales primaires et d'infections bactériennes secondaires des voies respiratoires supérieures. Ces infections ne se limitent pas qu'aux chiens de chenil car la contagiosité est importante.<br />

 Les sources constantes de contagion sont les chenils. La voie de contagion est uniquement respiratoire. La poussière, les zones humides avec des gouttelettes d'eau infestées favorisent la contagion.<br />

 L'incubation de cette maladie est courte : de 4 à 8 jours. Son taux de contagiosité est pratiquement de 100 % sur les individus non protégés. La mortalité est rare, mais la toux du chenil peut faire le lit à d'autres virus mortels.<br />

 Les symptômes sont ceux d'une laryngo-bronchite : toux bruyante et puissante.<br />

 La prophylaxie passe par la vaccination et, surtout, le contrôle de la ventilation des chenils incriminés.<br />

 Le vaccin "toux du chenil" peut s'associer avec les vaccins classiques; il nécessite deux injections à un mois d'intervalle, puis un rappel par an. <br />

{/tab}<br />

<br />

L'INTOXICATION

<br />

 Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.<br />

<br />

Introduction<br />

 Tout est toxique, rien n'est toxique, tout dépend de la dose.<br />

 Malgré ce concept plein de bon sens, certaines molécules sont toxiques à des doses très faibles, et ce sont celles-là qui nous intéressent. Il faut prendre en compte deux critères importants, d'une part la sensibilité de l'espèce canine pour certaines substances chimiques, et d'autre part, le véhicule transportant ces toxiques, qui favorise parfois l'ingestion par le chien en les rendant appétants. Nous distinguerons trois grandes origines dans l'intoxication du chien : <br />

• Par les plantes<br />

• Par les aliments<br />

• Par les produits d'utilisation courante dans notre environnement.<br />

<br />

 Les plantes<br />

 Certains chiens, et surtout les chiots, ont parfois tendance à ingérer n'importe quoi, et parfois des plantes pas toujours anodines pour leur santé.<br />

 Nous pouvons dresser une liste non exhaustive des plantes toxiques en les classant en trois groupes: <br />

• Plantes indigestes<br />

• Plantes dangereuses<br />

• Plantes mortelles.<br />

<br />

Cette classification étant toute relative en fonction de la quantité ingérée.<br />

 Plantes digestives<br />

Ce sont les plantes qui peuvent déclencher des troubles digestifs : vomissements, diarrhée. <br />

- Plantes dangereuses<br />

Ce sont les plantes qui peuvent provoquer des troubles nerveux, respiratoires, cardiaques.<br />

 Plantes mortelles<br />

Ces plantes sont capables de provoquer la mort par arrêt cardiaque, néphrite aigue, troubles nerveux, etc...<br />

<br />

 Les chiens qui mangent n'importe quoi sont particulièrement concernés par ces intoxications en automne et au printemps quand le temps est humide. Elles peuvent provoquer : <br />

• Des troubles nerveux<br />

• Une salivation<br />

• Des troubles cardiaques<br />

• Des convulsions <br />

<br />

 En cas d'ingestion d'une plante toxique, il convient de faire vomir le chien le plus rapidement possible (sirop d'Ipéca) ce qui limitera l'impact du toxique. Si vous n'y parvenez pas, il faut contacter très vite un vétérinaire qui procèdera à un lavage gastrique et traitera les symptômes s'ils sont déjà apparus.<br />

 Les symptômes de l'intoxication surviennent 30 minutes à 3 heures après l'ingestion. Souvent, le propriétaire ignore l'origine de l'intoxication et le vétérinaire instaure un traitement visant à soutenir les fonctions cardiaques, respiratoires, hépatiques, rénales, et à éliminer le plus rapidement possible les toxines.<br />

 Lorsque l'on possède des plantes d'appartement, il est toujours préférable d'en connaitre le type et la toxicité afin de gagner du temps dans les traitements en cas d'ingestion accidentelle.<br />

 Chez le chien, l'intoxication par les champignons est presque similaire à l'homme. Il convient alors de prendre les mêmes précautions. <br />

<br />

 Les aliments<br />

Nous distinguerons les aliments contenant certaines substances chimiques toxiques pour le chien, et les aliments dangereux en tant que vecteur de maladie .<br />

 le chocolat <br />

 La théobromine contenue dans le chocolat est un alcaloïde très nocif pour les chiens. Il se retrouve plus particulièrement dans le chocolat noir.<br />

Une quantité de 100 gr de chocolat noir est susceptible de tuer un chien de 10 kg.  Les races brachycéphales (celles qui se caractérisent par un museau écrasé) sont particulièrement sensibles à cet alcaloïde. <br />

 La théobromine est absorbée lentement chez le chien. La substance s'accumule dans l'organisme et une petite quantité ingérée paraîtra sans importance, mais elle viendra se cumuler aux doses déjà ingérées les jours précédents. Pour cela, il est beaucoup plus prudent de ne jamais offrir de chocolat au chien. Le décès peut survenir dans un délai de 18 à 24 heures après les premiers symptômes. <br />

 Traitement : il n'y a pas d'antidote. En cas d'ingestion massive, il faut faire vomir le chien: injection d'apomorphine, ou sirop d'ipéca par voie orale. Ensuite du charbon activé est administré de manière répétitive.<br />

L'intoxication doit être traitée par votre vétérinaire. Il faut indiquer au vétérinaire quel est le type de chocolat que l'animal a mangé et la quantité ingérée. <br />

 Symptômes: après 2 à 4 heures <br />

• Agitation<br />

• Vomissements<br />

• Perte d'urine<br />

• Diarrhée<br />

• Tachycardie<br />

• Hyperthermie<br />

• Polypnée <br />

 Quelques heures plus tard<br />

• Troubles du rythme cardiaque<br />

• Rigidité musculaire<br />

• Hyper réflexivité<br />

• Ataxie<br />

• Convulsions<br />

• Coma<br />

 les oignons <br />

L'oignon est rarement consommé spontanément chez le chien, mais cela peut arriver. L'oignon cru entraîne une destruction des globules rouges et provoque une anémie grave pouvant être mortelle. Cuits, les oignons ne sont plus dangereux.<br />

 les raisins <br />

 Selon une récente étude, les raisins frais et secs seraient toxiques pour certains chiens. Leur ingestion, même en faible quantité, provoquerait des troubles gastro-intestinaux : vomissements, perte d'appétit, ainsi que des troubles rénaux pouvant être mortels. Le mécanisme de cette intoxication, qui ne semble concerner que l'espèce canine, reste inconnu.<br />

 L'intoxication par les raisins se traduit par l'apparition de vomissements dans les heures qui suivent l'ingestion. Ensuite le chien présente de l'anorexie, une douleur abdominale, ces symptômes pouvant durer plusieurs semaines. Une insuffisance rénale peut survenir, entraînant une réduction, voire un arrêt des mictions et parfois le décès du chien s'il n'est pas traité. Il est recommandé de faire vomir le chien ayant absorbé des raisins et d'instaurer un traitement pour l'insuffisance rénale si les symptômes apparaissent. Par sagesse, il faut proscrire les raisins frais ou secs de l'alimentation du chien.<br />

 les pommes de terre <br />

 Selon une récente étude, les raisins frais et secs seraient toxiques pour certains chiens. Leur ingestion, même en faible quantité, provoquerait des troubles gastro-intestinaux : vomissements, perte d'appétit, ainsi que des troubles rénaux pouvant être mortels. Le mécanisme de cette intoxication, qui ne semble concerner que l'espèce canine, reste inconnu.<br />

 L'intoxication par les raisins se traduit par l'apparition de vomissements dans les heures qui suivent l'ingestion. Ensuite le chien présente de l'anorexie, une douleur abdominale, ces symptômes pouvant durer plusieurs semaines. Une insuffisance rénale peut survenir, entraînant une réduction, voire un arrêt des mictions et parfois le décès du chien s'il n'est pas traité. Il est recommandé de faire vomir le chien ayant absorbé des raisins et d'instaurer un traitement pour l'insuffisance rénale si les symptômes apparaissent. Par sagesse, il faut proscrire les raisins frais ou secs de l'alimentation du chien. Les intoxications des personnes ou des chiens par la pomme de terre crue sont rares mais possibles à cause de la présence dans les germes et la peau verte d'un alcaloïde toxique : la solanine, qui disparaît à la cuisson. Cuites, les pommes de terre sont d'excellents aliments nutritifs et digestes.<br />

 Les aliments avariés <br />

Les aliments avariés ou mal conservés peuvent être toxiques pour le chien comme pour l'homme. La prolifération de micro-organismes ou le développement de toxines dans un aliment peut provoquer chez le chien une toxi-infection s'il est ingéré. Les aliments secs (croquettes) doivent être stockés dans des emballages étanches, à l'abri de la lumière et de la chaleur. Les aliments humides doivent être consommés dans les deux jours après l'ouverture de la boîte placée au réfrigérateur. La gamelle du chien doit être lavée régulièrement.<br />

<br />

 Les autres nourritures toxiques <br />

D'autres nourritures peuvent s'avérer toxiques, soit ingérées en grande quantité, soit ingérées de façon répétitive: <br />

• Boissons alcooliques<br />

• Avocat<br />

• Café<br />

• Sel<br />

• Pâte de levure<br />

• Ail<br />

• Nourritures moisies<br />

• Tomates: le plant est toxique<br />

 Les aliments indirectement mortels pour le chien <br />

Vecteurs de maladie:<br />

L'ingestion de porc cru peut transmettre le virus de la maladie d'Aujesky (pseudo rage), mortelle chez le chien après apparition de troubles nerveux rappelant ceux de la rage. <br />

<br />

 Dangereux par leurs structures:<br />

Tous les noyaux peuvent provoquer des occlusions intestinales.<br />

Les noix peuvent provoquer des occlusions intestinales.<br />

Les os, surtout de lapin, peuvent provoquer facilement des perforations intestinales.<br />

 Les Produits courants<br />

 Comme les humains, le chien vit dans un environnement où les substances chimiques toxiques sont de plus en plus présentes sous des formes parfois inattendues. Nous présentons uniquement celles qui provoquent les plus grandes fréquences d'empoisonnements sur les chiens.<br />

 L'antigel<br />

 L'éthylène glycol contenu dans les produits antigels est très toxique et a la particularité d'être sucré, donc apprécié par les chiens qui se délectent en lapant les flaques d'antigel coulant des radiateurs.<br />

 Le glycol provoque une néphrite aigue très difficile à traiter, des troubles nerveux sont souvent associés à l'empoisonnement. Il n'existe pas d'antidote connu et l'ingestion d'une grosse dose est systématiquement mortelle.<br />

 Les médicaments<br />

 Par surdosage, la majorité des médicaments humains peuvent provoquer des intoxications graves, surtout sur les petites races.<br />

 Les intoxications les plus connues sont provoquées par les somnifères, les anxiolytiques, les pilules amaigrissantes, les anti-inflammatoires, qui, à fortes doses peuvent provoquer de graves ulcères chez le chien. En cas d'ingestion accidentelle, téléphoner au centre anti-poison pour connaître la toxicité du médicament pour le chien.<br />

 Les raticides<br />

 Ces produits, (sous la forme de poudre ou de blé imprégné) sont à base d'anticoagulant, provoquant des micro hémorragies dans tout l'organisme. La symptomatologie est fruste, et le maître ne remarque pas de signes particuliers hormis une fatigue qui s'installe, parfois des saignements incoercibles sur des petites plaies, dans la bouche, les narines. Des petits hématomes sont visibles sur les muqueuses (pétéchies). Une anémie s'installe et entraîne la mort en 8 jours sans traitement.<br />

 Il existe un antidote, la vitamine K, qui doit être donnée par toutes les voies à de fortes doses pendant 15 jours minimum.<br />

 Les anti-limaces<br />

Plutôt ingérés par les chats, ils peuvent être toxiques pour le chien qui en absorbe une grande quantité (ces produits ressemblent aux croquettes).<br />

 Les engrais<br />

Ils sont très toxiques lorsqu'ils sont concentrés. Ils contiennent des organo-phosphorés provoquant des troubles nerveux associés à une insuffisance rénale aigue souvent mortelle.<br />

 Les insecticides<br />

A base d'organo-chlorés, ils provoquent également des troubles nerveux graves.<br />

<br />

La prévention<br />

 Comme nous l'avons vu, certains toxiques ne possèdent pas d'antidote. Il convient donc d'être très vigilant pour ces types de produit.<br />

 Ce qu'il faut faire:<br />

• Ranger les produits (entretien, jardinage, insecticides, raticides...) hors de la portée des chiens et être prudent <br />

lors de leur utilisation.<br />

• Ne jamais se fier aux indications parfois inscrites sur des emballages comme " non toxique pour les chiens " <br />

ou " agréé par la S.P.A. "<br />

• Eviter l'automédication du chien avec des médicaments humains.<br />

• Eviter de laisser vos chiens se promener dans les cultures lors de périodes d'épandage d'insecticides ou d'engrais.<br />

• Nourrir le chien uniquement avec des aliments prévus pour lui.<br />

<br />

 Conduite à tenir en cas d'intoxication.<br />

 Ce qu'il faut faire :<br />

 Emmener le chien rapidement chez votre vétérinaire, avec si possible la plante ou le produit ou son nom, et éventuellement le nom du principe actif si vous le connaissez.<br />

 Ce qu'il ne faut pas faire :<br />

• Ne pas traiter vous-même votre animal sans consulter un vétérinaire.<br />

• Ne pas faire boire de lait : c'est un aliment très complet et riche en éléments divers, il est digéré en mettant en œuvre <br />

les différentes parties du tube digestif (estomac, intestin). C'est donc le meilleur moyen d'obtenir une intoxication <br />

plus sévère de l'animal.<br />

• Ne pas donner de médicaments humains : certains médicaments totalement inoffensifs pour l'homme peuvent être <br />

très dangereux pour l'animal.<br />

 Pour connaître la toxicité d'un produit ou d'une plante, il est possible de se renseigner auprès des centres anti-poisons humains ou vétérinaires. Il existe en France quatre CNITV (Centre National d'Information Toxicologique Vétérinaire).  Vous pouvez les contacter, ils vous fourniront des renseignements concernant les problèmes d'intoxication chez les animaux :<br />

<br />

CNITV-Lyon (ouvert 24H/24)<br />

<a href="http://www.vet-lyon.fr/serv/cnitv.php">http://www.vet-lyon.fr/serv/cnitv.php</a><br /></p> <p class="MsoNormal">BP 83 - 69280 Marcy l'étoile<br /></p> <p class="MsoNormal">Tél 04 78 87 10 40<br /></p> <p class="MsoNormal"><br />

CNITV-Alfort (du lundi au vendredi 9 H à 17 H)<br />

7, avenue Général de Gaulle - 94700 Maisons-Alfort<br />

Tél 01 48 93 13 00<br />

<br />

CAPA-Nantes (ouvert 24H/24)<br />

BP 40706 - 44307 Nantes cedex 03<br />

Tél 02 40 68 77 40<br />

<br />

CNITV-Toulouse (du lundi au vendredi 9 H à 17 H)<br />

23, chemin des Capelles - 31076 Toulouse cedex<br />

Tél 05 61 19 39 40<br />

<br />

Centre Antipoison Paris<br />

Tél 01 42 05 63 29<br />

{/tab}